Accompagner le Rituel des Travaux Courants

  
On peut comparer les différentes phases des travaux courants en loge à une métaphore de vol d'un avion de ligne transportant des passagers. Ce voyage peut être divisé en plusieurs étapes : tout d'abord, le temps d'attente à l'aéroport, puis le transfert vers l'avion, où les passagers s'installent. Ensuite vient le moment important du décollage. Après cette étape, l'avion exécute son plan de vol, et enfin, à la fin de celui-ci, il effectue un atterrissage et les passagers peuvent quitter l'avion. 

Si j'utilise la métaphore du voyage en avion, c'est parce qu'au même titre que l'avion s'élève, le travail en Loge devrait élever l'esprit. C'est le but de l'exécution du rituel et c'est également ce à quoi la musique va devoir contribuer.

L'exercice réussi d'un Rituel permet de s'accorder avec les dimensions spirituelles. Cela se traduit par un état où le participant devrait ressentir une sensation de bien-être, de plénitude et d'harmonie. Il devrait se sentir rassuré et en sécurité dans un lieu où règnent l'harmonie, la concorde et la paix. Le but de la musique sera de contribuer à cette quête. La construction de la programmation visera à placer les participant dans l'état décrit ci-dessus. Elle s'efforcera de s'accorder avec les différents temps de l'exécution du Rituel que nous allons tenter de détailler sans en dévoiler les secrets, même s'ils sont pour la plupart de Polichinelle.

Le fil rouge du Rituel

La métaphore du voyage en avion

Le schéma global des Travaux Courants

Le fil rouge du rituel en franc-maçonnerie se compose ainsi : en ordonnée, nous trouvons l'idéal vers lequel on souhaite s'élever, et en abscisse, le temps pendant lequel le rituel se déroule. Je vais établir un parallèle avec un voyage en avion. Bien évidemment, cette métaphore a ses limites, mais elle aide à comprendre que, d'une certaine manière, à travers le rituel, nous effectuons à chaque fois un voyage qui nous mène en nous-mêmes et avec les autres, à travers le rituel de la franc-maçonnerie.

Tous ceux qui ont déjà voyagé en avion ou qui ont pu l'observer savent qu'il y a d'abord une phase de préparation à l'embarquement, un peu comme ce qui se passe avant d'entrer dans le temple. Ensuite, nous entrons et prenons place dans le temple. Là, il y a des variations selon les rituels et les obédiences. Dans certains cas, l'entrée est déjà une préparation en soi ; notre esprit doit déjà se concentrer sur les travaux qui vont avoir lieu. Dans d'autres, on prend simplement place en attendant que notre attention soit sollicitée.

Puis, on procède à l'ouverture des travaux, et les choses sérieuses commencent. Nous devons effectuer certains gestes et mouvements fixés par le code des gestes. La musique va également nous inviter à entrer en nous-mêmes, en particulier au moment de l'allumage de ce qu'on appelle les Petites Lumières. C'est un moment capital, car c'est là que notre concentration doit être optimale et notre détente intérieure également. Nous devrions être dans un état méditatif.

Le pendant de ce sommet devrait se trouver à la fin du Rituel, au moment de la Chaîne d'Union. Car dans ce moment, nous sommes mentalement unis en fraternité, dans le Temple et en dehors, entre nous et avec les autres.

Entre les deux pics, il y a certaines phases que nous connaissons, que je ne détaillerai pas ici, mais pour lesquelles je peux dire que, dans certains cas, il faudra adopter une attitude méditative, tandis que dans d'autres, il faudra se déplacer ou assister à des déplacements dans l'espace.

Lorsqu'il s'agira d'être méditatif, il faudra trouver une musique adaptée. Le plus souvent, c'est ce qu'on qualifie de musique de détente ou de relaxation, ou des musiques ayant un objectif émotionnel, c'est-à-dire d'éveiller une émotion particulière. Attention, car entre les musiques qui éveillent une émotion et celles qui doivent apaiser, détendre ou relaxer, il y a parfois une sorte d'incompatibilité. L'émotion a tendance à sortir d'un état de détente et peut nuire à un état de relaxation.

Pour les déambulations, il faudra une musique relativement dynamogénique, c'est-à-dire qui invite à bouger. À bouger, certes, mais pas à s'agiter. Il faudra bien choisir.

Ensuite, c'est la phase de l'atterrissage, durant laquelle nous allons quitter le rituel et procéder à la fermeture du temps sacré pour retourner dans le monde profane. Il faudra passer par les paliers de décompression. Le mieux est de mettre une musique d'éveil (retour à la conscience normale) pour l'extinction des Petites Lumières et d'enchaîner avec une musique de sortie dynamogénique.

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